19/07/2017

Les gardes de la terre des ombres - T1 - Le Sanctuaire - Sarah Fine

Mon plan était tout simple: pénétrer dans la cité; trouver Nadia et trouver un moyen de ressortir.

Il y a maintenant une semaine, Lela Santos, 17 ans, apprend que sa meilleure amie Nadia s’est suicidée. Aujourd’hui, à cause d’un rite d’adieu ayant mal tourné, Lela se retrouve au paradis, qui se trouve proche d’une vaste cité emmurée… l’enfer. Personne ne songerait à franchir les Portes du suicide de plein gré pour se rendre dans cette cité plongée dans l’obscurité et infestée de créatures dépravées. Personne sauf Lela. Elle qui est déterminée à sauver l'âme de sa meilleure amie, même si elle y doit sacrifier sa vie.

Au cours de ses efforts visant à trouver Nadia, Lela est capturée par des gardes, d’énormes créatures à demi-humaines qui patrouillent dans les rues de la cité sombre. Leur capitaine, Malachi, un véritable humain, ne leur ressemble en rien, sauf sur un point: son efficacité de combattant. Lorsqu’il rencontre Lela, Malachi établit à son tour son propre plan: la faire sortir de la cité, même si cela signifie qu'elle doit abandonner Nadia. Malachi sait quelque chose que Lela ignore: cette dernière pourrait se retrouver dans un endroit encore pire que la cité sombre. Il fera tout pour lui éviter ce destin.


Éditeur: AdA
Genre: Fantastique / Fiction
Parution: Avril 2017







J'adore les livres dans lesquels sont représentés des cartes qui nous permettent d'apercevoir le monde dans lequel on s'apprête à plonger. Malheureusement, pour ce qui elle de celle affichée dans ce livre-ci, j'ai été très déçue de la qualité. Elle est floue et ne permet pas de bien déceler les détails et, au final, donne mal aux yeux. Je ne m'y suis donc pas attardé plus que ça. 

Par contre, je dois avouer que ce livre sort de l'ordinaire et de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. L'univers bâti est intelligent et explore un thème sensible et tabou: le suicide. J'ai bien aimé ce que l'auteure a créé autour de ce sujet, mais surtout comment elle l'a amené. Nadia, incapable de surmonter son mal de vivre, se suicide. Sa meilleure amie, Lela, la voit maintenant dans ses rêves et aimerait bien l'aider, jusqu'au jour où elle en a alors la possibilité. On se retrouve alors dans une partie de l'Au-delà, là où se retrouvent les gens qui se sont suicidés en attendant d'être aptes à recevoir leur verdict, et ce, peu importe leur classe, leur niveau de souffrance ou encore leur personnalité. Dans ce monde, communément appelé l'enfer, vivent des créatures sans scrupules: les Mazikins. Le monde est trop dangereux, Lela ne peut plus compter que sur elle-même. Elle se fera d'ailleurs des alliés de différents clans. Malheureusement, les alliances qu'elle crée sont parfois des erreurs, mais elle apprend de celles-ci et elle se bâtit un puissant réseau.  

L'ambiance est évidemment sombre puisque nous sommes en enfer, et tout autour nous le rappelle bien. Mais les personnages sont forts psychologiquement, chacun à leur manière: Lela, Malachi, Ana et Nadia. Dans ce nouveau monde, Lela n'oubliera pas du sitôt ses cauchemars, au contraire, elle aura à les affronter, et plus d'une fois. Par chance, elle peut compter sur sa force pour passer au travers de ces épreuves difficiles qui l'attendent. C'est une vraie battante, une guerrière, toujours prête à relever la tête malgré les cicatrices qu'elle porte en elle et sur elle. Malachi est honnête et conserve un grand sentiment de justice malgré tous les gens qui le poussent à agir contrairement à ses valeurs. Vous aimerez ce personnage sans aucun doute. 

Cela m'a pris un certain temps à comprendre qui sont les Mazikins et, même après avoir refermé le livre, je ne suis pas certaine d'avoir bien saisi. D'où viennent-ils? Contre quoi se rebellent-ils? Mais l’éboulis d'actions et le suspense surpassent ses questions au point où l'on oublie qu'il manque peut-être quelques informations. L'auteure a réussi un mélange explosif: des arts martiaux, de l'action et un soupçon d'amour. Une recette qui rend accro à l'histoire.

Chronique du tome 2: X


Merci à AdA     
pour ce récit original



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